Éboueur: emploi essentiel, accès aux garderies

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Publié parJean-Christophe Minguez Catégorie,

Protéger l’essentiel

Le métier d’éboueur fait partie de la liste des emplois et services essentiels, ce qui donne accès au réseau de service de garde qui vient d’être mis en place par le gouvernement du Québec. Cyrille Nottoli n’a pas manqué de le mentionner à ses équipes dès qu’il l’a su. Cyrille Nottoli, c’est le directeur des activités chez Derichebourg Canada Environnement. Nous avons appris qu’il menait la vie dure au virus pour protéger le plus possible ses employés, dont les aide-éboueurs. Cela nous a intrigués, on l’a appelé.

Via Prévention: Que faites-vous vous de différens pour prévenir la propagation du virus?

Cyrille: Nous prenons la température de toutes les personnes qui viennent nous visiter, dès leur entrée dans le stationnement, tous les jours. Qu’il s’agisse d’employés, de fournisseurs, de candidats ou autres. Nous utilisons des thermomètres digitaux frontaux et c’est obligatoire pour tous.

Via Prévention: Les gens s’y prêtent volontiers?

Cyrille: En règle générale, tout se passe très bien et c’est presque déjà devenu une habitude. Disons aussi que nous ne laissons pas le choix. Avec des explications, certains récalcitrants ont fini par comprendre et accepter.

Via Prévention: Que se passe-t-il si une personne fait de la fièvre?

Cyrille: Elle doit repartir. On lui demande de suivre les recommandations de la santé publique pour l’analyse de ses symptômes et de s’y conformer. Nous avons bâti un tableau de suivi et la personne ne peut plus revenir avant 14 jours.

Via Prévention: Est-ce que les aides-éboueurs ont fait part de leurs craintes, ces jours-ci?

Cyrille: Oui. Car les informations qui circulent sont souvent contredites ici et là. Nous savons par contre que les milieux de travail extérieurs, non confinés, sont moins à risque pour les travailleurs. En évitant les contacts avec d’autres travailleurs et les citoyens, les risques de contamination au virus sont réduits au maximum. Nous fournissons déjà aux éboueurs les équipements de protection individuels adéquats. Certains employés ont parlé de masques, mais la santé publique a indiqué clairement qu’ils ne constituent pas un moyen de prévention efficace en dehors des milieux médicaux, utilisés adéquatement par des professionnels.

Via Prévention: Et dans les bureaux? Qu’est-ce qui a changé?

Cyrille: Nous évitons les regroupements de plus de trois personnes dans une même pièce et faisons respecter la distanciation sociale. La répartition des éboueurs se fait désormais à l’extérieur, dans la cour. Ils ne peuvent entrer dans les bureaux que pour utiliser les sanitaires ou retirer des ÉPI. Par ailleurs, les comptoirs et poignées de portes sont désinfectés trois par jour.


Jean-Christophe Minguez, agent de communications chez Via Prévention. Son travail consiste à marier Monsieur Plaisir et Madame Prévention. On peut le joindre à jean-christophe.minguez@viaprevention.com.