TMD. Du chimique et de l’infectieux

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Publié parJean-Christophe Minguez Catégorie,

Transport O.S.I connait bien les matières dangereuses. Surtout les chimiques. Les camions-citernes de ce transporteur de Bécancour en transportent depuis 1986. Son personnel doit maintenant composer avec le danger de risques d’infection avec la Covid-19. En respectant les consignes à la lettre, et avec la bienveillance de Gilles Mailloux, directeur des opérations, qui a pris le temps de nous en parler.

Via Prévention: Qu’est-ce qui a changé dans vos opérations avec la pandémie?

Gilles Mailloux: Nous éliminons les contacts entre les personnes. Par exemple, nous n’avons plus besoin de signature papier à la livraison. L’autorisation par l’opérateur se fait verbalement après notre arrivée au poste de déchargement. Auparavant, la signature était obligatoire. Aujourd’hui, pour éviter un contact, l’accord verbal est accepté. Chez l’expéditeur, on ne va plus chercher les documents qui nous étaient habituellement remis par une personne. Les papiers sont déposés directement sur la citerne. Au bureau, nous respectons la règle des deux mètres. Aussi, une firme spécialisée vient désinfecter les camions chaque semaine. Et les chauffeurs ont ce qu’il faut avec eux pour désinfecter leur cabine de camion.

Via Prévention: Les règles de précaution sont-elles les mêmes chez toutes les entreprises où vos chauffeurs se rendent?

Gilles Mailloux: Oui. Tout le monde suit et respecte rigoureusement les mêmes règles sanitaires. Même dans les ateliers mécaniques. La distance de deux mètres est respectée, les horaires des mécaniciens sont modifiés pour permettre cette distanciation. Des entreprises de désinfection s’y rendent tous les trois jours. Toutes ces mesures sont très rassurantes pour tout le monde.

Via Prévention: Vos chauffeurs font-ils part de leurs craintes?

Gilles Mailloux: Je dirais que, dans les circonstances, ils se sentent plutôt à l’aise. Ils constatent que O.S.I. prend les choses très au sérieux et ils sont soulagés de voir que les compagnies qu’ils visitent sont très rigoureuses. Dans le secteur du TMD, la gestion des risques fait partie de la culture opérationnelle.

Via Prévention: Ont-ils des demandes particulières?

Gilles Mailloux: On commence à voir des demandes de toilette dans les camions. Il existe différentes solutions sur le marché que nous mettons en place au cas par cas, selon les individus.

Via Prévention: Si je comprends bien, le moral est bon.

Gilles Mailloux: Oui, mais là aussi nous sommes vigilants. Sur la route, les chauffeurs se sentent négligés en raison du manque de disponibilité des services habituels pour l’hygiène et la nourriture. Surtout que certaines usines où nous livrons ne permettent plus l’accès à leurs sanitaires. Dès le début de la crise, nous avons mis à disposition des chauffeurs et des membres de leur famille une ligne téléphonique de soutien psychologique. Il faut prévenir les tensions, même si tout se passe bien pour l’instant chez nous.


Jean-Christophe Minguez, agent de communications chez Via Prévention. Son travail consiste à marier Monsieur Plaisir et Madame Prévention. On peut le joindre à jean-christophe.minguez@viaprevention.com.